Obama divise sur l'Afghanistan

Publié le par Chafika SALIM MKOU


L’annonce a été faite, le président Barack Obama renonce à l’idée du retrait immédiat des troupes américaines du sol afghan.  De quoi alimenter les divergences d’opinions.

30 000 soldats supplémentaires iront-ils prêter main forte aux troupes déjà présentes en Afghanistan ?  Oui. Une décision pleine de conséquences qui  fait grincer les dents du propre camp d’Obama.


Les démocrates ne voient dans cette opération que le coût que cela va engendrer dans un pays  qui connait déjà un taux de chômage considérable (plus de 10%). Peu d’entre eux soutiennent donc cette option.


Et cette décision irrite également les familles des soldats qui attendent le retour de leurs proches… Chose que le président avait promis lors de sa campagne.


Une chose est sûre, un an après son installation à la maison blanche, Barack Obama prend conscience de la dure réalité des choses, des difficultés à tenir ses engagements et plus personne n’est d’accord avec personne.


L’objectif aujourd’hui est de donner les moyens supplémentaires pour accélérer la victoire face aux Talibans. A savoir former les policiers et les armées afghanes et reconstruire le pays afin que les Américains soient pour les Afghans « des partenaires et non pas des patrons » comme l’a souligné Barack Obama.


Nicolas Sarkozy salue « le discours historique » d’Obama  

     

Toutefois, il reste à convaincre les pays européens de s’engager davantage dans cette guerre et de se sentir concerné par les menaces d’Al Qu’Aïda.


Si, côté français, Nicolas Sarkozy salue aujourd’hui le « discours historique » de son homologue américain, la position de la France et de l’Europe en général reste ambiguë. Paris est ainsi prêt à envoyer 1500 militaires formateurs français qui s’ajouteront à 500 renforts britanniques. Ce qui reste encore très loin des 10 000 hommes réclamés par Obama. Et la plupart des pays Européens tardent à se positionner.

 

Publié dans International

Commenter cet article