Les Etats-Unis vert une éco-logique

Publié le par Philippon, papillon

L'Administration américaine a reconnu pour la première fois que les gaz à effet de serre étaient une menace pour la santé publique, lundi, lors du premier jour du sommet de Copenhague. Barack Obama a ainsi l'occcasion de faire pression sur le Sénat pour qu'il adopte une loi climat-énergie ambitieuse.

Le premier jour du sommet de Copenhague s'est ouvert sur une première. Lundi soir, l'Agence américaine de protection de l'environnment (EPA) a présenté son avis défintitif sur les gaz à effet de serre (GES) estimant que leurs excès représentaient une menace pour la santé. En situation délicate* avant l'ouverture du sommet international sur le climat, les Etats-Unis ne possédait pas jusqu'à lors les moyens d'encadrer les GES. Fort de cette décision, l'EPA a de fait ouvert la voie à une régulation de ces émissions jugées responsables du réchauffement climatique.

La directrice de l'EPA, Lise Jackson, a déclaré que l'Agence était "désormais autorisée et contrainte de faire des efforts raisonnables" pour limiter les rejets de GES.

"Ces conclusions attendues de longue date scellent la place de 2009 dans l'histoire où le gouvernement des Etats-Unis a commencé à s'atteler au défi des émissions polluantes liées aux gaz à effet de serre" a-t-elle conclu, lors d'une conférence de presse.

Cap vert une loi climat-énergie

D'emblée, "Hopenhague" a donc nourri les espoirs d'aboutir sur la lutte contre le réchauffement. Pays dépositaire de ces espérances, les Etats-Unis ont envoyé un signal positif fort à la communauté internationale. S'engageant à diminuer son taux d'émission en CO2 de 17% d'ici à 2020, le gouvernement américain semble entreprendre un voyage iniatique vers des considérations écologiques. L'avis définitif de l'EPA lui permettant d'édicter elle-même des règles pour encadrer la diffusion des GES, la Maison Blanche a en effet souligné le vote d'une loi au Congrès comme "la meilleure façon de limiter les émissions".

Néanmoins, Barack Obama devrait se heurter très rapidement à l'ire des milieux industriels américains dont les lobbies sont surpuissants. Alors que le pays sort à peine de la récession, ils craignent que cette décision ne réprésente un danger pour l'économie et l'emploi. Mais comme un symbole, le secrétaire américain à l'Energie a étouffé, la semaine dernière, l'angoisse des entrepreneurs, soulignant que "les Etats-Unis peuvent jouer un rôle de leader dans la création de technologie nouvelles permettant de produire de l'énergie en émettant très peu de carbonne".

Visiblement séduit par ce qu'une loi climat-énergie pourrait engendrer en termes de création d'emploi, Barack Obama devrait rappeler, lors de sa prochaine allocution, qu'écologie et économie peuvent être compatibles. Appréciant enfin le potentiel innovateur d'une politique environnementale, le lauréat du Prix Nobel de la Paix a par ailleurs rencontré le héraut vert, Al Gore.

Non signataire du protocole de Kyote en 1999, considéré comme le plus gros pollueur de la planète, les Etats-Unis ont fais un pas de géant (vert) la protection de l'environnement.

* Les Américains, avant le sommet sur le climat, avait hérité du titre de "plus gors poluueur de la planète"


Vidéo projetée lors de l'ouverture de la conférence lundi à Copenhague.

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