Afghanistan: La France reste ambiguë

Publié le par Martin CHUCHU, étudiant en journalisme


Alors que Barack Obama a pris position sur l'envoi de 30 000 soldats américains en Afghanistan, la France et Nicolas Sarkozy restent ambigus sur la possibilité d'envoyer des renforts français.


« J'apporte mon plein soutien à Barack Obama et j'appelle tous les pays qui veulent aider le peuple afghan à y adhérer » a déclaré, mercredi, le Président de la République.


Ce communiqué fait suite à l'annonce officielle d'Obama sur l'envoi de 30 000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan. Le président américain avait également souhaité que les alliés des Etats-Unis augmentent leur contingent en Afghanistan.

 

Seulement dans un entretien au Figaro en octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait quant à lui annoncé que la France n'enverrait pas "un soldat de plus" en Afghanistan et que sa conviction était qu'il fallait "laisser la place aux soldats afghans".


Mais voilà, un mois plus tard, la situation paraît moins figée. Dans le communiqué envoyé mercredi par l’Elysée, le chef de l'Etat réaffirme que Paris donnera "la priorité à la formation des forces de sécurité afghanes". Mais il précise surtout que la France "examinera sa contribution à la stratégie internationale" après la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance Atlantique, jeudi et vendredi à Bruxelles. La décision finale est prévue le 28 janvier 2010 à la conférence de Londres sur l'Afghanistan.


La France liée aux décisions des Etats-Unis


Selon Le Monde, Barack Obama aurait réclamé à la France l'envoi de 1.500 soldats supplémentaires en Afghanistan, un chiffre jugé "extrêmement fantaisiste" par un haut diplomate de l'Otan.


Il n'empêche qu'une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy est obligé de se rétracter et de se ranger derrière la posture d'Obama. « Sarkozy est pris dans un engrenage » martèle l'ex secrétaire du PS François Hollande. Et de rappeler que le rattachement de la France à l'Otan risque de contrecarrer les positions du chef de l'Etat.


A l'avenir la France pourrait donc être guider par la politique américaine. Dès lors, Sarkozy se retrouve dans une situation schizophrène, avec d'un coté l'opinion publique française qui ne souhaite pas un nouvel envoi de troupes en Afghanistan et d'un autre coté son engagement envers l'Otan.

 

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